La coupe est celle d'un haori court : deux pans droits, des manches larges montées d'équerre, ni bouton ni ceinture. Il se porte ouvert, par dessus ce que vous avez déjà, et tombe droit sans suivre la ligne du corps. C'est ce qui en fait un vêtement unisexe.
Le tissu est un polyester léger, proche du satin, sur lequel le motif est imprimé en numérique. C'est ce procédé qui permet les dégradés et les détails fins que la teinture traditionnelle ne sait pas produire. Le vêtement est fluide, il ne se froisse pas dans un sac et il pèse à peine plus qu'une chemise.
L'impression couvre le dos d'un seul tenant et se prolonge sur les manches sans raccord visible. Le devant est plus sobre : le motif y remonte depuis le bas. Le vêtement ne se lit donc pas de la même façon de face et de dos, ce qui est la logique du haori depuis l'époque d'Edo, où le décor le plus travaillé se portait dans le dos ou à l'intérieur.
Le cercle tracé d'un seul geste, enso, ne se corrige pas : il s'exécute une fois et garde toutes les irrégularités de la main. C'est un exercice de méditation autant qu'un motif, et son imperfection fait partie de sa définition.
Entretien : lavage à la main ou en machine à 30 degrés dans un filet, sans essorage fort. Séchage sur cintre, à l'ombre. Le polyester imprimé ne supporte pas le fer chaud : réglez au minimum ou passez un coup de vapeur. Pas d'eau de Javel, elle ronge l'impression.